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Discours du président Jovenel Moise à l’Arcahaie à l’occasion de la fête du drapeau ce jeudi 18 Mai 2017

Ce jeudi 18 mai, la ville de l’Arcahaie accueille la célébration du 214e anniversaire de la création du drapeau haïtien, et de l’Université, en présence du Chef de l’État, Jovenel Moïse habillé de blanc, accompagné de la Première dame Martine Moïse, du Premier Ministre Jack Guy Lafontant, des ministres, des Secrétaires d’État, des Directeurs généraux, des Présidents des deux Chambre, du Président de la Cour de cassation, des députés et sénateurs, des membres du corps diplomatique… ainsi que diverses personnalités de la vie nationale.

Après l’hymne national, la levée du drapeau bicolore, les dépôts de gerbes de fleurs au pied de la statue de Jean Jacques Dessalines sur la Place d’Armes de l’Arcahaie, la cérémonie religieuse à l’Église St-Pierre de l’Archaie, le Président Moïse a délivré son discours sur le stand officiel.

Extrait du discours du Président Jovenel Moïse :

Aujourd’hui nous devons faire attention, pour que l’ennemi ne soit pas nous-même, c’est la division que nous créons entre nous, c’est l’intolérance que nous avons entre-nous […] l’ennemi c’est l’exclusion que nous acceptons dans la société […] nous ne devons pas accepter tous ce qui se passe sous nos yeux […]

Haïti est une société comme toutes les autres. Un pays comme tous les autres. nous ne pouvons pas accepter de créer un pays à part. il faut respecter les règles du jeu qui font progresser tous les pays. Nous devons nous unir pour poser les problèmes, les problèmes sont nombreux et graves, ils sont complexes.

[…]

À mon successeur, je veux mes 5 années achevées, léguer les bases solides d’une démocratie apaisée, des leviers de développement approuvés et des perspectives sur lesquelles toutes les forces vives du pays se sont mise d’accord.

Il est temps de mettre fin à l’éternel recommencement, nous recommençons trop.

Notre drapeau ne peut pas marcher avec la misère ;

Notre drapeau ne peut pas marcher avec la démission ;

Notre drapeau ne peut pas marcher avec la différence ;

Notre drapeau ne peut pas marcher avec l’irresponsabilité ;

Non ce drapeau, il faut que nous le levions plus haut, bien haut.

On ne peut pas être héritier de Dessalines et de Pétion et trouver qu’il est normal que les paysans ne puissent vivre de leur travail sur leur terre. On ne peut pas être héritier de Dessalines et de Pétion et trouver qu’il est normal que nous importions ce que nous avons besoin pour consommer. On ne peut pas être héritier de Dessalines et de Pétion et trouver qu’il est normal d’avoir des enfants dans la rue, des enfants qui qui ne vont pas à l’école, qui ne mange pas.

Non, non il faut que cela change […] »

 

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