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Du mieux contre le papillomavirus

La Société française de colposcopie nous annonce l’arrivée d’un vaccin plus efficace contre le cancer du col de l’utérus.

C‘est la seule maladie sexuellement transmissible qui passe la barrière du préservatif. Le papillomavirus, à l’origine du cancer du col de l’utérus, touche 80 % des femmes et provoque 1 500 décès par an en France.

 

 

Selon la Société française de colposcopie et de pathologie cervico-vaginale (SFCPCV), qui nous l’annonce en exclusivité, un nouveau vaccin contre ce cancer, le Gardasil 9, sera disponible dès cet automne en France. Déjà sur le marché australien, américain et allemand, il s’agit d’une version améliorée et plus efficace du premier Gardasil, commercialisé il y a dix ans.

 

Très fréquentes, les infections dues aux papillomavirus humains (HPV) comportent plus de 150 types. Ils peuvent être bénins ou à hauts risques. « La première version du Gardasil immunisait contre quatre types de papillomavirus dont les verrues génitales. Là, on passe à neuf. Son efficacité augmente de 85 à 92 % », explique Jean-Luc Mergui, le président de la SFCPCV.

 

Des femmes de moins en moins vaccinnées

 

En France, 80 % des femmes sont contaminées deux ans après un premier rapport sexuel. 90 % l’éliminent naturellement en vingt-quatre mois grâce à l’action des anticorps. Les patientes ne savent alors souvent pas qu’elles ont été infectées. Sur les 10 % de femmes porteuses de ce virus à hauts risques qui ne parviennent pas à le détruire, 1 % développera des lésions précancéreuses. Chaque année, 3 000 nouveaux cas de cancer sont recensés dans l’Hexagone. Mais un autre problème se pose dans la lutte contre cette maladie. Selon la SFCPCV, le taux de femmes vaccinées est en chute libre. Il est passé de 27 % en 2010 à 15 % aujourd’hui, contre 85 % au Royaume-Uni. Pourquoi cette exception française ? De 2013 à 2014, une trentaine de plaintes contre le laboratoire Sanofi Pasteur MSD, à l’origine du Gardasil, ont été déposées pour des « effets secondaires graves » du médicament. Même si elles ont été classées sans suite, la méfiance s’est installée.

 

 

Et la vaste étude de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), rendue publique fin 2015, n’a pas suffi à rassurer. Pourtant, elle conclut que le nombre de maladies auto-immunes n’augmente pas chez les jeunes filles vaccinées. Pour Jean-Luc Mergui, « le rapport bénéfice risque est favorable dans tous les pays ». Dans le monde, c’est le deuxième cancer le plus fréquent chez les femmes. Chaque année, il fait 250 000 victimes.

« Ma fille me voit souffrir »

 

Hélène, infectée par le virus

 

« Suis-je encore une vraie femme ? » Hélène, 37 ans, la gorge serrée, s’est posé la question. Elle, jolie fille, cheveux mordorés et regard gris-bleu, infectée par le papillomavirus, a déjà subi trois opérations. Alors, à chaque intervention, les médecins lui coupent un morceau du col de l’utérus pour enlever des lésions qui pourraient se transformer en cancer. Quand elle a appris qu’elle avait été contaminée, fin 2013, cette jeune Alsacienne en avait peu entendu parler. Pas question d’avoir honte. Pour trouver du réconfort, elle se confie alors à ses amies. « Je me suis rendu compte que deux avaient déjà été opérées du col de l’utérus. » Surprises, elles se livrent à leur tour à Hélène. « Je ne pensais pas que c’était aussi répandu. Heureusement, je suis suivie. Il faut libérer la parole », lance-t-elle. Mais la jeune femme hésite à faire vacciner son adolescente de 15 ans. Et se méfie des vaccins. « Ma fille me voit souffrir. Mais c’est son corps. Elle décidera. »

 

E.M.

 

 

 

source;.-leparisien.fr

 

 

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