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SCOOP: Garry Pierre paul Carles explique la facon dont Guy philippe a trouvé son arrestation. vidéo

Le sénateur élu haïtien Guy Philippe, qui ne bénéficie pas d’une immunité, car il n’a pas encore prêté serment, a été arrêté jeudi après-midi à Port-au-Prince par la brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS), selon des médias locaux.

 

 

 

M. Philippe, élu en novembre, était l’invité d’une émission politique sur une radio privée quand des policiers lourdement armés se sont postés devant la station, tirant de nombreux coups de feu en l’air, ce qui a provoqué une panique dans le voisinage, ont indiqué des journalistes ayant assisté à la scène.

Encadré d’officiers cagoulés, l’homme de 48 ans est sorti du bâtiment les mains menottées dans le dos puis a été placé à l’arrière d’une voiture de la BLTS.

Le porte-parole de la police nationale n’était pas en mesure d’indiquer jeudi en vertu de quel chef d’accusation Guy Philippe avait été arrêté.

 

 

 

 

 

Selon une radio locale, une procédure d’extradition vers les États-Unis est en cours et le sénateur élu a été amené jeudi soir à l’aéroport de la capitale.

 

 

 

Personnage controversé, le nouveau sénateur du département de la Grande Anse s’était fait connaître en 2004 pour avoir mené une rébellion armée aboutissant au départ précipité du président Jean-Bertrand Aristide. Ce dernier était également contesté lors de grandes manifestations.

Guy Philippe est depuis longtemps recherché par l’agence américaine de lutte antidrogue (DEA), accusé de trafic de stupéfiants. Ce qui ne l’empêchait pas de mener une vie publique dans son fief de Pestel, situé à 150 km à l’ouest de Port-au-Prince.

Le bureau des affaires criminelles de la police nationale d’Haïti a conclu en juillet que le candidat à son tout premier mandat électoral était l’auteur intellectuel d’une attaque perpétrée en mai contre le commissariat de la ville des Cayes (sud).

Dans la nuit du 15 au 16 mai, une cinquantaine d’hommes lourdement armés ont attaqué ce commissariat, tuant un policier et blessant grièvement deux autres officiers.

M. Philippe a toujours nié être impliqué et Jovenel Moïse, dont l’élection à la présidence du pays a été confirmée mardi, s’était affiché à ses côtés lors d’un déplacement de campagne à Pestel.

Son arrestation a provoqué la colère d’élus, qui ont dénoncé une arrestation qualifiée d’illégale. Mais, s’il était protégé de toute poursuite pendant la campagne électorale, ce n’était plus le cas.

La Constitution haïtienne précise en effet qu’un parlementaire n’est protégé par une immunité qu’après sa prestation de serment. Or cette cérémonie est prévue lundi.

En fin d’après-midi, l’ambassade américaine avait exigé le confinement de ses employés chez eux « en raison d’une opération policière en cours à Port-au-Prince » et conseillé à ses ressortissants de rester à l’abri.

 

 

 

Après cette arrestation, des sympathisants de M. Philippe ont bloqué avec des troncs d’arbres et des pneus enflammés plusieurs routes de Pestel et du département de la Grande Anse.

 

sourcetexte:.-tvanouvelles.ca

 

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